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lundi 16 mai 2022

Le sourire d'un ange de Marie Nocenti



Résumé : 
Un accident sur la route des vacances et la mort fauche brutalement une famille. Grièvement blessée, Elisa assiste, impuissante, à la mort de son bébé brûlé vif dans l’explosion de sa voiture. S’en suivent des mois de rééducation dans la douleur et la souffrance de l’absence. Malgré l’amour de ses parents, Elisa ne se remet pas de la perte de son enfant et décide d’en finir.
Mais la mort se dérobe quand elle sauve un enfant de la noyade. Lui aussi a perdu un être cher. Un seul regard suffit pour nouer entre les deux personnages un lien plus fort que la mort, unis à jamais par une dette de vie.
Hantée par le regard de l'enfant, Elisa ira jusqu’en Finlande pour le retrouver et tenter de fuir ses propres démons.

Mon avis
Avec ce résumé on s’attend à lire une histoire dramatique, on sait d’avance qu’on va pleurer et non sourire avec ce livre, mais franchement, qu’est-ce qu’il est prenant !
J’avoue avoir reculer cette lecture car je n’avais pas envie de pleurer mais finalement, quand j’étais d’humeur à me lancer je n’ai plus pu arrêter.
On entre tout de suite dans le côté dramatique, on ne connait pas les personnages ce qui permet de ne pas pleurer au début du roman. Cependant, j’ai pleuré un peu plus tard.

Nos deux personnages principaux ont une histoire très dure. Étant une maman, le passage de l’accident fut très dur, mais aussi quand Elisa retourne chez elle, avec tous les souvenirs de son enfant… Luukas arrive dans sa vie au bon moment. Une reconstruction commence à se faire, apprendre à vivre avec les souvenirs, avec la perte de son enfant, réapprendre à vivre sans culpabilité…

Cette histoire est difficile à lire mais en même temps magnifique. Comme dit dans le résumé, Elisa a perdu son mari et son bébé dans un accident de voiture, sous ses yeux. Elle va être blessée et va devoir suivre une rééducation. Le retour à la maison va être dur, elle ne supporte les nuits ou la scène de l’accident se répète toutes les nuits.
Et on découvre aussi l’histoire de Luukas qui vit en Finlande, avec ses frères il a créé un groupe qui est devenu célèbre, il fait des tournées qui dure des mois et quand il n’est pas en tournée, il crée des nouveaux albums. Avec sa femme, ils ont un enfant mais celle-ci n’est pas maternelle, au contraire, elle s’en n’occupe pas et fait comme s’il n’existait pas…
Elisa va sauver de la noyade Théo – le fils de Luukas. Et une belle histoire va commencer !

Il y a quand même quelques petits défauts qui sont minimes, comme le fait que Luukas rentre comme ça chez Elisa et qu’elle ne dise pas grand-chose. Qu’elle décide de partir avec lui en Finlande sans le connaitre rien… Certains petits trucs qui sont trop rapide. Mais ça ne gêne pas du tout à la lecture, tout le long du roman on est pris dans l’histoire et on veut découvrir la fin de leur histoire.

En conclusion, un livre que j’appréhendais de lire par rapport au coté dramatique mais finalement cette histoire est magnifique. Je ne regrette pas d’avoir découvert ce roman, bien au contraire. Les personnages sont bien travaillés, on se met vite à leur place et on veut le meilleur pour eux qui ont déjà assez souffert.

vendredi 11 mars 2022

Au-delà des collines de Marie Nocenti



Résumé : 
2036. Un virus inconnu déferle sur la Terre. Plus virulent qu’Ebola, plus mortel que la Grippe Espagnole, plus contagieux que le Covid-19, il plonge le monde entier dans le chaos.

Mary, une jeune femme rescapée, tente de survivre à la pandémie en ralliant l’ouest des États-Unis dans l’espoir de trouver une communauté épargnée par la sauvagerie humaine.

Faisant face à de multiples mauvaises rencontres, fusillades et attaques d’animaux sauvages, elle n’aura de cesse d’affronter les multiples dangers sur son chemin afin d’atteindre son but…

« Au-delà des collines » est une fresque sauvage qui induit une réflexion sur les fondements des sociétés des pays riches et la démesure de notre civilisation. Dans une atmosphère post-apocalyptique, l’histoire est toutefois portée par un vent d’espoir.

Mon avis :
Deuxième roman de Marie Nocenti que je lis et je ne suis toujours pas déçue. Même si j’ai préféré Dies Irae par rapport à celui-ci, j’ai quand même passé un agréable moment de lecture.

On suit l’histoire de Mary, jeune maman, enceinte, infirmière… un virus ravageur va faire son apparition, très peu de personne arrive à se rétablir quand ils ont attrapé ce virus. Et les quelques rescapés vont devoir survivre car l’Homme est un loup pour l’Homme… après s’être remis de ce virus, Mary rentre chez elle et découvre que son mari et sa fille sont morts. Elle décide de prendre quelques affaires, d’enfourner sa moto et de partir vers l’ouest des Etats-Unis. Mais ce voyage ne va pas être de tout repos.

On entre dans le vif du sujet, le virus se propage très vite et personne n’y peut rien. Malgré les difficultés, la perte de sa fille, Mary est une personne forte. Les épreuves dès le début du roman que Mary doit traverser son terrible et on ne peut pas imaginer être à sa place tellement que la douleur doit être énorme. Mais elle arrive à supporter sa douleur et à être raisonnable. Elle est très attachante, elle aide tout le monde, elle est forte et déterminée.

Sur sa route, Mary va faire la rencontre de plusieurs personnes. Au début, elle part de chez elle et quand elle arrive à sa destination, elle se retrouve avec pas mal de monde à gérer… Mais ça ne lui déplaît, bien au contraire.
Les personnages secondaires sont tous touchants, l’auteure nous fait part de leur passé, on apprend à bien les connaitre grâce à ça. Ils ne sont pas survolés, ce que j’ai bien apprécié.

Marie Nocenti ne s’attarde pas sur l’origine du virus, d’ailleurs on ne sait rien. Elle se concentre que sur l’après, sur l’Homme et sa façon de gérer les choses, comment réapprendre à vivre sans électricité, sans eau, à la dure.

Même si j’ai bien aimé l’histoire, ce livre a quand même ses défauts. Comme le fait que Mary tombe trop vite à mon goût amoureuse, l’amour ça s’apprivoise, ça se travaille… Et quelques d’autres petits trucs. Mais ce n’est pas grand-chose pour perturber la lecture ce roman.

En tout cas, si vous aimez les romans post-apocalyptique, je vous recommande ce roman. Il se passe en 2036, donc bien après la Covid-19. Et là, on peut se dire que l’humanité n’en a pas encore fini avec les virus.

lundi 29 novembre 2021

Dies irae : Les larmes de sang de Marie Nocenti



Résumé :
Le 29 décembre 1890, le massacre des Sioux à Wounded Knee marque la fin des guerres indiennes. 
De passage dans la région, John Parker va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie. Malgré les préjugés, il épouse une Indienne et deux enfants naîtront de cette union heureuse. Mais en cette fin du dix-neuvième siècle, ceux qui osent se mélanger sont encore l’objet de la haine et de l’incompréhension. Leur bonheur bascule brutalement dans l’horreur quand sa femme est retrouvée morte. Ses assassins ne seront jamais retrouvés. 

Devenus adultes, la vie des enfants de John sombre à nouveau dans la violence quand le destin met sur leur chemin les meurtriers de leur mère. Déchirés entre deux cultures, rejetés par leurs peuples respectifs, ces jeunes métis, ni blancs ni indiens, vont devoir se battre contre les préjugés pour faire triompher la justice et trouver leur place dans la société.

Mon avis
Une belle surprise ! Ce roman fût pour moi une belle surprise. J’ai découvert Marie Nocenti par hasard lors d’un marché de Noël à côté de chez moi. Après discussion avec Marie Nocenti, je me suis laissée tenter par ce roman.

On va faire la découverte de l’histoire de John Parker et Plume Légère. John Parker est un blanc et Plume légère une indienne. Ils vont se rencontrer après le massacre des Sioux à Wounded Knee. Elle et son frère sont des survivants de ce massacre, John Parker va décider de les aider à se remettre sur pied. Il ne s’attendait pas à tomber amoureux d’une magnifique indienne… Un mariage, deux enfants, le bonheur pour eux ! Jusqu’à ce que Plume Légère rencontre sur son chemin deux hommes qui haïssent les squaw… Retrouver morte, la famille de Parker va devoir se relever de cette tragédie.

Dès les premières pages j’ai été prise par l’histoire. La plume de Marie Nocenti est simple et fluide. On a tout de suite envie de découvrir l’histoire de John Parker.
Le côté historique du roman est prenant, on ressent que l’auteure a fait des recherches pour écrire son histoire. L’auteure a su retranscrire la souffrance des indiens des meurtres de leurs proches lors de ce massacre.
Mais, ce n’est pas le pire, le chapitre concernant le décès de Plume Légère est très détaillé et très douloureux à lire. Ce chapitre ne nous lâche plus lors de la lecture de la suite et même en aillant fermé le roman, on y pense encore… J’ai été averti par l’auteure et le résumé nous prévient aussi.

Nous lecteurs, nous connaissons les meurtriers et on espère qu’une chose, c’est que justice soit faite. On tourne les pages rapidement pour découvrir la suite de l’histoire.
Après le décès de Plume Légère nous suivons l’histoire à travers Winona sa fille. J’ai beaucoup aimé ce personnage, elle a un fort caractère, courageuse, imprévisible mais en même temps elle a un côté fragile, innocent. Avec tout ce qu’elle a vécu, elle mérite d’être heureuse et la fin m’a beaucoup car j’espérais que ça finissait comme ça.

On passe par beaucoup d’émotions lors de la lecture. Joie, colère, tristesse, envie de vengeance… J’avoue que l’histoire est assez prévisible par moment. On se doute de ce qu’il va se passer mais j’ai quand même eu quelques surprises qui m’ont bien plu.

En conclusion, Dies Irae : Les larmes de sang fut une belle découverte. L’auteure parle de beaucoup de sujets, le racisme - les enfants étant métisses ont subits beaucoup de regard haineux, de méchanceté ; la violence, la mort… mais aussi de l’amour. Les personnages sont attachants, l’action est bien présente, il y a tout pour faire un bon roman.
Ce qui est sur c’est que je vais me laisser tenter par un autre roman de l’auteure.